Histoire

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Le Colloque de Poissy

Le contexte historique :

Dans le royaume de France catholique, émerge la Réforme protestante, objet d‘une vive et longue répression. La reine Catherine de Médicis (1519-1589) est soucieuse de maintenir la paix en France. Elle accepte l’idée d’un Colloque interconfessionnel, au Prieuré Saint-Louis de Poissy du 9 au 26 septembre 1561, entre représentants du clergé et ministres du culte protestant. C’est un échec.
Elle comprend alors la nécessité de réunir une assemblée de magistrats et non plus de théologiens. Un pas en avant est accompli ! Paraît le premier édit de tolérance de l’Histoire de France : l’édit de Saint-Germain-en-Laye du 17 janvier 1562, marquant la reconnaissance officielle de la diversité religieuse. Il faudra attendre pourtant de longues décennies de guerres de Religion, puis de guerres civiles, pour que puisse enfin émerger, dans la lignée de l’édit de Nantes de 1598, le principe d’une véritable tolérance durable.

Dans le cadre de la commémoration du Colloque de Poissy de 1561, le service des musées de la Ville de Poissy a proposé un colloque intitulé « Le Colloque de Poissy de 2011. Au cœur de la laïcité : dialogue et tolérance », qui s'est tenu les 10 et 11 septembre 2011, au théâtre de Poissy. Cet événement a bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication (DRAC Ile-de-France, et Mission des célébrations nationales). Il fait actuellement l'objet d'une exposition « Le Colloque de Poissy de 1561. Catholiques et protestants : dialogue et tolérance ? », du 9 septembre 2011 au 1er juillet 2012, au sein du musée du Jouet, avec les collections du musée d’art et d’histoire.

La toile en 3 tableaux de Jean-Robert Pinet (1910-1947)

 

Dès les premiers siècles de notre ère, les habitants de ce bord de Seine vivent de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. La forêt giboyeuse d’Iveline attire les seigneurs et les rois qui y bâtissent des résidences. Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le château royal et pose en 1016 la première pierre d’une église dédiée à sainte Marie, église rebâtie au XIIe siècle. Le fils de Blanche de Castille et de Louis VIII, le futur saint Louis, y est baptisé le 25 avril 1214.

Son petit-fils, Philippe le Bel, fait construire en son honneur une magnifique abbatiale et un prieuré royal (aujourd’hui détruits) qu’il confie à des Dominicaines. 

Le réfectoire, plus grande salle du royaume à cette époque, accueille du 9 au 26 septembre 1561 le Colloque dit de Poissy, au cours duquel, en présence de Charles IX et de Catherine de Médicis, Théodore de Bèze expose la doctrine de l’Église Réformée en vue d’une conciliation. Sur l’actuel emplacement de la maison centrale, des religieuses Ursulines veillent à l’éducation de fillettes de toutes conditions (1647-1792).  Un troisième couvent, celui des pères Capucins, assure le service de la chapelle des bouchers, les jours de marché.

La prospérité de la ville vient de l’activité commerciale qui se développe autour de deux pôles, le pont et le marché aux bestiaux.

Le pont sur la Seine, avec ses défenses militaires, ses moulins à moudre le blé et ses deux ports de navigation, attiraient les pêcheurs groupés en corporation, les commerçants, les agriculteurs des environs, les voyageurs, les armées au moment des conflits...  Le marché aux bestiaux, moteur de la prospérité économique de la Ville, disparaît en 1867.

Se développent alors les activités les plus diverses : industries mécaniques (les bâtiments des usines Rose, maintenant intégrés au tissu urbain, sont encore visibles), matériaux de construction, traitement et fonte des métaux, textiles, cycles et dès 1902, automobiles (établissements Grégoire). Avec l’installation de Ford à partir de 1938, Poissy se tourne résolument vers l’activité automobile, les sous-traitants développent leurs activités non loin de leur client principal, Ford puis Simca, Chrysler et enfin Peugeot devenu Groupe PSA Peugeot Citroën. 

À partir des années 60 s’ouvre une période de diversification des activités, qui se poursuit encore de nos jours. Le Groupe PSA Peugeot Citroën a fait ces dernières années le choix de renforcer sa présence, confirmant Poissy dans sa vocation de ville industrielle.

Lithographie de Janillon "Le Marché de Poissy en 1825"

L’effervescence du marché aux bestiaux

Le célèbre marché aux bestiaux, créé par privilège royal dès le haut Moyen Âge à l’emplacement de l’actuelle place de la République, voyait affluer toute une population de commissionnaires en bestiaux et de bouchers chargés d’approvisionner la capitale en viande de boucherie.

Dans la première partie du XIXe siècle, le marché est agrandi : plus de 10 000 bêtes, bœufs, moutons, venus de toute la France et même de l’étranger, sont alors accueillis chaque semaine. Le marché était à l’origine d’une activité florissante pour nombre d’artisans et de commerçants, particulièrement aubergistes et restaurateurs. Sa suppression en 1867, suite à la création du marché de la Villette, plonge les habitants dans la consternation.

Le pavillon d’octroi, la halle, la caisse du marché (actuel conservatoire), les rues du  Bœuf, aux Moutons, du Grand Marché, témoignent encore de l’importance de ce marché pendant des siècles.

Agenda

Expo : Kolobok & La petite mitaine 03/02/12 au 29/02/12
Espace jeunesse
 de la médiathèque. Entrée libre.
Après-midi dansant 07/02/12
De 14 h à 16 h, club Meissonier.
Footbal : ASP - Amiens 11/02/12
A 18 h au stade Léo-Lagrange.
Rugby : MLSGP - Rouen 12/02/12
A 15 h au Parc des Sports de Maisons-Laffitte.
Visite en anglais de la Villa Savoye 25/02/12
A 15 h.