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Blazer marron, verres de lunettes rectangulaires et front dégarni, Philippe Abraham a un petit côté «prof». Juriste de formation, il a été maître d’école pendant sept ans. Mais c’est en tant qu’artiste qu’il gagne désormais sa vie. Comédien, metteur en scène et écrivain, il vient de publier à 44 ans son premier roman, intitulé «Un jour, j’aurai 18 ans». Ancré dans ses souvenirs de jeunesse, celui-ci raconte l’histoire de Paul, un garçon sans histoires dont le regard lucide et plein d’humour transforme une existence banale en expérience extraordinaire. À travers une succession de scènes plus cocasses les unes que les autres, l’auteur pisciacais invite le lecteur à partager l’intimité d’un enfant en route vers l’âge adulte et à revivre les doutes et les fulgurances de l’adolescence.
«Ça me tenait à cœur de parler de cette période, explique Philippe Abraham. À l’adolescence, tout est encore possible. Cela permet d’aborder de nombreux sujets – le rapport aux adultes, aux filles, à l’amitié – avec un regard neuf, de parler des choses plus directement, sans tricher». Une sincérité qui, selon lui, est inhérente à la démarche de l’écrivain. «J’essaie d’être simple, accessible et riche à la fois, poursuit-il. Mon but est de susciter des images et de l’émotion mais surtout de rester sincère et authentique. Je ne cherche pas à faire de la littérature, je cherche d’abord à toucher le lecteur».
Mais ce lecteur, qui est-il ? Le romancier a sa petite idée là-dessus. Pour lui, «Un jour, j’aurai 18 ans» n’est pas un bouquin pour ados. Il est davantage destiné aux parents «qui souhaitent savoir ce qui peut se passer dans la tête de leur enfant», même s’il reste accessible aux plus jeunes. Cela dit, l’intéressé se défend de vouloir jouer les pédagogues. «J’avais juste envie de raconter le quotidien d’un adolescent moyen et de dédramatiser cette période de la vie, notamment par l’humour. Je ne pense pas qu’il y ait véritablement de message dans cet ouvrage, sinon que le lecteur passe un bon moment et qu’il retrouve des choses appartenant à son vécu d’enfant ou d’adolescent».
À travers sa peinture de la fin des années 70 et du début des années 80, c’est aussi toute une époque que l’auteur fait renaître, quitte à verser dans la nostalgie. «Dans ces années-là, nous étions bercés par la variété française. Comme il n’y avait que 3 ou 4 chaînes de télévision, cette culture était quasiment partagée par tous. Dans mon livre, j’ai vraiment cherché à ressusciter ce paysage sonore, aujourd’hui disparu». Les lecteurs auront donc le plaisir de retrouver au panthéon du héros quelques-unes des stars de la musique pop de l’époque : Jean-Jacques Goldman, Renaud ou encore Claude François.
Visitez le blog consacré à son dernier livre : http://unjourjauraidixhuitans.over-blog.com
• 44 ans, né à Villers-Semeuse (Ardennes).
• A vécu à Mantes-la-Jolie entre 7 et 19 ans.
• 1 fille de 8 ans.
• Domicilié à Poissy, quartier La Bruyère, depuis 1999.
• Comédien, metteur en scène, écrivain.
En tant qu’homme de théâtre, il a adapté et joué des textes de Maupassant, Mirbeau et Sand.
En tant qu’écrivain, il a publié :
- «Un jour, j’aurai 18 ans», roman, éditions Kirographaires.
- «Un rendez-vous», nouvelle, éditions Actisce, lauréate 2011 du concours «histoires de
quartier», organisé par les centres d’animation Arras et Saint-Michel, avec le soutien de la ville de Paris.
- «Mémoire en partage», récits de vie, éditions de la ville de Limay