Le projet de reconstruction de la Maison de Fer entre dans sa phase active en ce mois d’octobre avec le défrichage du terrain et le début du démontage des vestiges de la maison Eiffel.

Après un premier nettoyage au mois de mai, le service des espaces verts de la Ville termine actuellement le défrichage des abords de la Maison de fer dont la ville de Poissy est devenue officiellement propriétaire le 7 mars dernier.

Le démontage de la structure démarrera dans la foulée, d’ici la fin du mois d’octobre, toujours sous l’égide des équipes de la Ville. Un protocole de démontage a été réalisé avec les services techniques et le cabinet d’architecte Trio Ingénierie, validé par la direction régionale des affaires culturelles (Drac).

La phase de démontage devrait durer plusieurs semaines. Les éléments démontés seront transportés vers un lieu de stockage situé dans Poissy. Un bilan sanitaire sera ensuite effectué avec l’aide de la Drac et du laboratoire de recherche des Monuments historiques afin de déterminer les tôles encore récupérables pour la reconstruction prévue dans le parc Meissonier et aussi déterminer le nombre d’éléments à reconstituer.

Cet inventaire devrait intervenir dès mi-novembre, début décembre. Parallèlement, le cabinet d’architecte Trio Ingénierie, en collaboration avec la direction des bâtiments de la Ville travaille actuellement sur les plans d’aménagement intérieur du futur édifice.

 

La Maison de Fer

Construite en 1896, inscrite aux Monuments historiques, la Maison de Fer est une villa conçue selon le système imaginé par le Belge Joseph Danly. Témoignage rare de la création architecturale de la révolution industrielle, cette maison métallique est un élément phare du patrimoine pisciacais. Résidence de villégiature commandée par Georges de Coninck, elle semble avoir été habitée jusqu’en 1980. 

 

Ses parois extérieures sont composées de 550 panneaux d’un millimètre d’épaisseur qui par leur emboutissage et leur liaison assurent la rigidité de la structure. La toiture était, à l’origine, recouverte de tôles ondulées ornées d’une crête de faîtage en zinc, et d’un habillage décoratif des pignons par des lambrequins métalliques. Un petit clocheton en métal recouvrait l’ensemble en son centre.