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Une nouvelle page de l’histoire du centre hospitalier intercommunal de Poissy Saint-Germain-en-Laye (Chips) s’écrit aujourd’hui avec la pose, lundi 15 janvier, de la première pierre du nouveau bâtiment hospitalier qui ouvrira ses portes en 2020 sur le site Pisciacais.

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn et de nombreuses personnalités étaient rassemblées autour du maire Karl Olive pour dévoiler symboliquement, à travers la pose de plusieurs briques, le visage du futur édifice qui prendra place à l’entrée du site hospitalier actuel et permettra de renforcer et d’améliorer l’offre de soins sur le territoire.

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Gérard Larcher, président du Sénat, Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, les sénatrices Sophie Primas et Marta de Cidrac, les députées Florence Granjus et Natalia Pouzyreff, le Préfet des Yvelines Serge Morvan et le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye Stéphane Grauvogel, entre autres figures, étaient présents pour saluer le projet dont les travaux ont débuté cet automne.

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L’ensemble du personnel hospitalier avait également été convié à cette cérémonie. Karl Olive, président du conseil de surveillance de l’hôpital, a tenu à saluer le dévouement et les exceptionnelles compétences des agents et médecins de la communauté médicale qui ont contribué ces dernières années au redressement financer de l’hôpital aux côtés de l’ancien directeur du Chips Michaël Galy. Aujourd’hui directeur du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne, celui-ci a fait le déplacement pour assister à cet événement historique pour l’offre de soins à Poissy.

Karl Olive, maire de Poissy, président du conseil de surveillance du Chips

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« Nous y sommes... 20 ans ont passé depuis les premières évocations d’un nouvel hôpital puis de la rénovation des deux existants. Il aura fallu un traitement de cheval pour juguler les finances. Condition sine qua non pour convaincre les autorités du bien-fondé de cette transformation indispensable et en profondeur qui pèse aujourd’hui 70 millions d’euros. Nous ne remercierons jamais assez l’ARS et sa gouvernance pour son pragmatisme et sa confiance.

Mickael Galy aura marqué l’histoire de cette mission impossible. Avec le professeur Selvat, présidente de la CME et Laetitia Laude, présidente du conseil de surveillance à qui j’ai succédé, notre ancien directeur et ses équipes ont assaini les finances et affiner le projet d’établissement en moins de 4 ans. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

Reste que rien n’eut été possible non plus sans l’alignement efficace des planètes politiques…! Le travail d’équipe vient de nouveau de faire ses preuves.

Au cours d’une de mes visites en novembre dernier, et alors que les travaux de préparation avaient pourtant déjà commencé pour les futurs bâtiments, un médecin m’a fait une confidence. « On s’est tellement fait balader depuis 20 ans que tant que vous ne ferez pas la première pierre, on n’y croira pas à notre nouvel hôpital ! ». Vous comprenez pourquoi, j’ai insisté pour qu’on puisse organiser cet événement. En exigeant que le personnel hospitalier disponible soit invité. C’est – je crois - un juste retour des choses.

Certains d’entre nous sont nés ici, nos enfants sont nés ici, beaucoup d’entre nous, au fil de la vie ont séjourné ici, certains de nos parents ont fermé les yeux pour la dernière fois ici.

Nous autres citoyens yvelinois, savons ce que nous devons à notre hôpital. Nous mesurons le privilège et le bonheur de vivre dans un pays dont l’offre hospitalière est à nulle autre pareille. Même s’il reste beaucoup à faire. »

Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, vice-président du conseil de surveillance du Chips

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« Ce mur de brique je le vois plutôt comme un pont entre deux villes qui depuis vingt ans se déchirent. Vous avez devant vous deux jeunes maires qui ont mis derrière eux ces querelles car la priorité est avant tout la priorité des soins et qu’on puisse enfin avoir des urgences dignes de ce nom, ce qui n’était pas le cas, non pas en raison du personnel médical mais des infrastructures déficientes. Cette première pierre en appelle une deuxième, bientôt, celle du recompactage du site de Saint-Germain-en-Laye. »

Jacqueline Selva, présidente de la commission médicale d’établissement

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« Nous célébrons ce jour le succès du quatrième projet immobilier. Il a fallu du temps pour apprendre et de bons professeurs pour comprendre. Il a fallu convaincre les banques, l’ARS, le ministère, le Copermo. Un très grand merci au nom de la communauté du Chips, un très grand merci à cette communauté et à ceux qui l’ont aidé sur ce chemin et l’accompagneront encore car il reste du chemin. Que la force soit avec nous. »

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France

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« Heureuse de cette inauguration, je suis sûr que le Chips nouveau fera l’unanimité et qu’il s’affirmera très vite comme l’un des plus beaux hôpitaux de l’Ouest francilien. Mais un bel hôpital c’est aussi de bonnes formations et la région va travailler à la modernisation des outils pédagogiques de l’institut de formation en soins infirmiers. C’est important que nos personnels soient formés le mieux possible avec des technologies de pointe. »

Agnès Buzyn, ministres des solidarités et de la santé

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«Je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui car je vois dans ce nouveau bâtiment un signe d’optimisme pour 2018. Malgré un contexte financier budgétaire et humain des plus difficiles vous avez su porter des projets formidables et ce dans un cadre intercommunal tout à fait innovant et courageux. Cette première pierre que nous posons, elle ne finalise pas seulement ce long processus de fusion de vos deux sites hospitaliers. Ce nouveau bâtiment sera le fondement d’une nouvelle organisation territoriale. D’autres chantiers stratégiques nous attendent pour 2018. Je veux parler de la lutte contre les inégalités territoriales et des innovations en matière d’organisation. Je veux réaffirmer toute ma détermination à défendre l’offre de soins dans toute sa pluralité dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire. Je suis attachée à une approche participative et concertée des problèmes de santé publique en particulier s’agissant des synergies territoriales.

Seul celui qui n’a pas bâti de maison croit que les murs sortent de terre. A voir l’ampleur du bâtiment à venir, 19 000m2, je sais que vous mesurez l’ampleur des chantiers à mener cette année. Or un édifice bâti sur l’injustice ou l’inégalité est condamné à s’écrouler. Bâtir c’est sentir, en apportant sa pierre à l’édifice que l’on contribue à un système de santé plus solidaire. C’est pourquoi je suis sûre que vos efforts, que nos efforts, pour répondre aux attentes de nos concitoyens feront de 2018 une année pleine de succès. »

Gérard Larcher, président du Sénat

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« Il n’y a pas d’hôpital sans une dimension humaine. Un hôpital c’est une question de technique mais c’est d’abord un geste envers des hommes et des femmes. C’est un lieu qui accueille, qui réconforte, qui soigne les corps et doit parfois accompagner les âmes. C’est un des rares lieux ouverts 24 heures sur 24 dans l’attention aux autres.

Aujourd’hui nos avons trouvé un équilibre, nous pouvons construire un avenir pour ces deux sites. Nous sommes dans un moment difficile pour l’hôpital public car nous sommes dans des moments de mutation entre l’ambulatoire qu’il faut accompagner, des réalités budgétaires qui font que l’hôpital public est parfois dans de grandes difficultés qui l’empêchent d’investir. Il va falloir trouver des réponses. Je crois fondamentalement qu’il nous faut un service public hospitalier. L’hôpital et le territoire sont liés et quand un hôpital ne peut plus assumer son rôle c’est progressivement tout le territoire qui se dévitalise. Nous sommes aujourd’hui tout à la joie de la première pierre de cet hôpital qui a une responsabilité pour tout le Nord des Yvelines. Ne mettons pas les talents en terre, faisons les fructifier pour que vive l’hôpital de Poissy Saint-Germain. »

Un bâtiment très attendu par le personnel hospitalier

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Convié à la cérémonie de pose de la première pierre, le personnel médical et soignant du Chips est particulièrement satisfait du lancement des travaux. Pour Jan Hayon, chef de pôle chirurgie, anesthésie, réanimation et endoscopie (pôle Cape), ce bâtiment est tout simplement « indispensable pour une meilleure organisation des soins, pour permettre un parcours plus fluide et apporter un hébergement décent aux patients. Beaucoup de services sont vétustes et la rénovation des services libérés permettra également d’améliorer les conditions de travail des équipes ».

Pour Sandrine, infirmière dans le service grossesse à risque, cette journée est « magnifique. Je travaille depuis 29 ans à l’hôpital, j’entends parler d’un tel projet depuis des années et je n’y croyais pas vraiment. Cette première pierre concrétise un projet dont nous avons réellement besoin vu l’état des bâtiments. Nous aurons des locaux plus propres, plus fonctionnels. Notre organisation de travail va changer en mieux ! »

Daniela, faisant fonction de cadre en pédiatrie, s’avoue elle aussi « très heureuse de cette pose de première pierre. Mon service n’est pas directement concerné puisque nous ne déménageons pas mais nous allons en bénéficier puisque nous nous étendrons dans les locaux vides. Et puis, cela donne de l’espoir de voir les choses changer et s’améliorer. »

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